L'histoire des radios francophones au Gabon.

Par Félicité VINCENT

Le Gabon  est une ancienne colonie française, il est indépendant depuis le 17 août 1960. C'est en 1959  que fut Radio Gabon, qui se développe à partir de cette date mais ses premières installations étaient encore rudimentaires. Son premier studio fut installé au quartier Louis, à Libreville. C'est en 1963, que la télévision fait son apparition. La Radio Télévision  Gabonaise (RTG)  est  chapeautée à cette époque, par l’OCORA, Office de Coopération Radiophonique.

C'est en 1981, sous la tutelle de la SOFIRAD, que les intérêts de l’État français sont représentés dans la première grande radio privée du pays : RADIO AFRICA N°1. Cette grande station émet en Ondes Courtes sur une grande partie de l’Afrique et à Paris. Les programmes sont réalisés à Libreville mais aussi à Paris avec la filiale française de Radio Africa n°1. La station dispose donc aussi d’une fréquence FM à Paris. A l’aube des années 2000, par manque d'innovation, Radio Africa n’a que très peu développé son réseau FM et les OC sont peu à peu abandonnées. Si la filiale parisienne continue son activité, l’État français abandonne Africa N°1 à Libreville pour privilégier le développement de RFI.  Le déclin commence en 2007 qu'elle passe aux mains d’une société privée libyenne. La radio va connaître le déclin des grandes difficultés financières et va finir par disparaître ou, du moins, être mise en sourdine au Gabon.  La filiale parisienne, qui  change d’actionnariat et qui s’appelle désormais Africa Radio depuis 2019, va à nouveau se redéployer en Afrique, en particulier en Côte d’Ivoire et au Congo, à travers de nouveaux émetteurs FM.

C'est dans les années 90, avec l’ouverture du Gabon à la démocratie, de nouvelles radios FM vont apparaître et concurrencer les 2 radios nationales et Africa n°1. Certaines d’entre elles sont confessionnelles et chrétiennes. Le marché publicitaire est très peu développer et ne permettant pas à de grosses stations privées d’émerger.  Certaines petites stations musicales ciblent un auditoire très jeune  et branché de Libreville, à travers la musique urbaine. La diffusion en streaming en flux continue permet à ces radios d’accroître leur auditoire et d’être reçues dans de meilleures conditions. Par conséquent, l’offre radiophonique gabonaise reste encore embryonnaire et peu diversifiée et fragile. La durée de vie des radios est très courte  et dépasse rarement que quelques années.

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