|
|
1. La raffinerie Dangote affiche un bénéfice d'un milliard de dollars
Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals a annoncé un bénéfice de 1,82 milliard de dollars au premier semestre, avant son introduction en bourse ce mois-ci. L'entreprise a également enregistré un chiffre d'affaires de 13,91 milliards de dollars et un EBITDA de 2,60 milliards de dollars. Cette performance s'explique par une hausse des marges de raffinage, passées de 13,70 dollars le baril en 2025 à 24,50 dollars le baril au premier semestre 2026. Par ailleurs, l'usine a atteint sa pleine capacité de distillation du pétrole brut au deuxième trimestre. L'EBITDA représente une forte progression par rapport à 2025, année où l'entreprise avait enregistré 545 millions de dollars. Cependant, le prospectus soulève des questions quant à la composition de ce bénéfice net de 1,82 milliard de dollars. Une opération de couverture externe sur les matières premières a engendré une perte d'environ 410 millions de dollars, compensée par un instrument dérivé avec Dangote Industries Limited dans le compte de résultat de la raffinerie.
|
|
|
2. L'Angola cherche à ouvrir un marché obligataire local.
L'Angola s'efforce d'ouvrir son marché obligataire domestique de 18,6 milliards de dollars aux investisseurs étrangers. Ce pays producteur de pétrole cherche ainsi à diversifier ses sources de financement et à renforcer ses marchés de capitaux locaux. Dans cette optique, les autorités étudient une possible inclusion dans un nouvel indice JPMorgan des obligations en monnaie locale des marchés frontières et prévoient de rencontrer des investisseurs internationaux à Luanda ce mois-ci afin d'évaluer la demande. Bien que les investisseurs étrangers puissent déjà acheter de la dette angolaise, l'approbation de la banque centrale et les réglementations bancaires locales limitent leur participation. Le gouvernement espère qu'un accès élargi permettra de réduire la dépendance aux emprunts en dollars et potentiellement de diminuer les coûts de financement. Parallèlement, le ministre des Finances prévoit que le ratio dette/PIB de l'Angola devrait tomber à 48 % d'ici fin 2027, grâce à une production pétrolière qui se maintiendra au-dessus d'un million de barils par jour.
|
|
|
3. Un accord d'expulsion de Guinée équatoriale suscite des craintes pour la sécurité
Une altercation dans un hôtel de Malabo a ravivé les inquiétudes concernant la sécurité des migrants expulsés des États-Unis vers la Guinée équatoriale. Selon trois témoins et des images vidéo consultées par Reuters, la police aurait pointé des armes, vraisemblablement des fusils semi-automatiques, sur des personnes expulsées lors d'une dispute concernant l'accès à leurs téléphones portables. Reuters n'a pas pu vérifier de manière indépendante les circonstances exactes de l'altercation. Cet incident survient dans un contexte de polémique plus large autour des accords d'expulsion conclus par les États-Unis vers des pays tiers. Ces accords permettent à certains migrants, ayant auparavant obtenu une protection contre l'expulsion, d'être renvoyés dans des pays qui ne sont pas les leurs. Washington affirme que ces accords sont légaux, tandis que les organisations de défense des droits humains estiment qu'ils manquent de transparence et exposent les personnes expulsées à des abus.
|
|
|
4. Africa50 prévoit d'élargir son portefeuille d'infrastructures
Le fonds d'investissement africain Africa50, spécialisé dans les infrastructures, ambitionne de porter son portefeuille à 20 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Basé à Casablanca, il soutient actuellement plus de 30 projets répartis dans 32 pays du continent, pour une valeur totale d'environ 9 milliards de dollars. Cet objectif reflète à la fois l'ampleur des besoins en infrastructures de l'Afrique et le rôle croissant des capitaux privés pour y répondre. Le continent ne reçoit qu'environ 5 % des investissements mondiaux dans les infrastructures, alors que son déficit annuel d'investissement s'élève à près de 170 milliards de dollars. Parmi les principaux investissements d'Africa50 figurent des centrales électriques au Cameroun, au Kenya et à Madagascar, ainsi que des projets de centres de données au Ghana et au Kenya. Son expansion lui permettrait de financer davantage de projets, dans un contexte où le développement des infrastructures demeure essentiel à la croissance économique et à la connectivité.
|
|
|
|
|
5. Hakimi et Mané nominés pour le Ballon d'Or
France Football a dévoilé les nominations pour le Ballon d'Or 2026, et plusieurs joueurs africains figurent parmi les nominés avant la cérémonie du 26 octobre à Londres. Le Marocain Achraf Hakimi, auréolé d'une victoire en Ligue des Champions avec le Paris Saint-Germain et d'un titre en Coupe d'Afrique des Nations, est nominé pour la deuxième année consécutive, aux côtés du Sénégalais Sadio Mané. Ils sont les deux seuls Africains nominés pour le Ballon d'Or masculin, parmi les 30 nominés au total. Chez les femmes, la Zambienne Barbra Banda et la Malawienne Temwa Chawinga sont toutes deux en lice, Chawinga ayant mené le Malawi à sa première finale de Coupe d'Afrique des Nations féminine. Le Côte-Ivoire Yan Diomandé et l'Algérien Ibrahim Maza sont en compétition pour le Trophée Kopa, qui récompense le meilleur jeune joueur, tandis que le Marocain Yassine Bounou, le Sénégalais Édouard Mendy et le Cap-Verdien Vozinha représentent l'Afrique parmi les nominés pour le prix du meilleur gardien de but.
|
|
|
6. Les exportations agricoles de l'Afrique du Sud établissent un nouveau record
Les exportations agricoles sud-africaines ont progressé de 10 % au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de l'année précédente, atteignant un niveau record de 4,1 milliards de dollars. Cette hausse s'explique par l'augmentation des volumes exportés et la vigueur des prix, selon l'économiste en chef de la Chambre de commerce agricole d'Afrique du Sud. Les expéditions vers les États-Unis ont bondi de 56 % par rapport au premier trimestre, tandis que les exportations vers les autres pays africains ont représenté 40 % du total. La Chambre a également souligné que l'amélioration des performances du port du Cap a contribué à cette croissance. L'agriculture demeure un secteur dynamique de l'économie sud-africaine, portée par la croissance des agrumes, des autres fruits et noix, ainsi que par les exportations de maïs. Cependant, les perspectives restent incertaines en raison des risques liés au phénomène El Niño, qui entraîne généralement un temps plus sec en Afrique australe et pourrait impacter négativement les récoltes de céréales et autres cultures lors de la prochaine saison.
|
|
|
7. L’Afrique devrait créer 620 millions de travailleurs supplémentaires d’ici 2050
La Banque mondiale prévoit que l'Afrique subsaharienne deviendra le premier pourvoyeur mondial de main-d'œuvre au cours des 25 prochaines années. La population de la région devrait passer d'environ 1,5 milliard d'habitants en 2024 à 2,5 milliards en 2050, avec plus de 600 millions de personnes supplémentaires entrant sur le marché du travail. Cette évolution démographique pourrait placer l'Afrique au cœur du marché mondial du travail, alors que les populations vieillissent et que la population active se contracte ailleurs. Mais cette opportunité s'accompagne d'un défi majeur : la région doit créer en moyenne 25 millions d'emplois par an jusqu'en 2050 pour suivre le rythme de la croissance de sa population active. La Banque mondiale recommande une croissance plus productive, diversifiée et tirée par le secteur privé, soutenue par des infrastructures, le développement des compétences et des institutions qui réduisent les coûts pour les entreprises. Elle identifie l'agriculture, l'industrie manufacturière, la santé, le tourisme et les infrastructures comme des secteurs clés pour la création d'emplois à grande échelle.
|
|
|
8. Le Zimbabwe interdit les exportations d'antimoine et de tungstène
Le Zimbabwe a interdit avec effet immédiat ses exportations d'antimoine et de tungstène, dans le but d'inciter les entreprises à raffiner ces matières premières localement. L'antimoine est utilisé dans les batteries, les matériaux ignifuges et certaines applications militaires, tandis que le tungstène est prisé pour sa dureté et sa résistance à la chaleur dans les outils de coupe, les équipements miniers et l'aérospatiale. Cette mesure s'inscrit dans un mouvement plus large mené par des pays africains riches en ressources naturelles, comme la Guinée, le Ghana et la République démocratique du Congo, afin de mieux tirer profit de leurs richesses minières grâce à une transformation locale. Le Zimbabwe, qui possède les plus importantes réserves de lithium d'Afrique, avait pris des mesures similaires en février en suspendant les exportations de concentrés de lithium non transformés, avant d'assouplir cette restriction en avril. Le pays a depuis commencé à exporter du sulfate de lithium, un produit à plus forte valeur ajoutée, provenant de sa mine d'Arcadia, près d'Harare.
|
|
|
9. Barrow, en Gambie, promet des améliorations en matière d'électricité après les manifestations
Le président gambien Adama Barrow s'est engagé à améliorer l'approvisionnement en électricité d' ici la fin octobre, suite aux violentes manifestations déclenchées par les coupures de courant prolongées. Certaines régions du pays subissent des coupures tournantes depuis juin, certaines zones connaissant des coupures de courant pouvant durer jusqu'à 48 heures. En signe de protestation, des manifestants à Banjul et dans les villes voisines ont allumé des incendies, bloqué la circulation et exigé la démission du président. M. Barrow a qualifié la crise d'urgence pour la sécurité nationale et a annoncé la mise en service d'une centrale électrique supplémentaire de 24 mégawatts d'ici la fin octobre. Il a également annoncé l'attribution du contrat pour la construction d'une centrale solaire de 50 mégawatts à Soma, dont la construction est en bonne voie. Ces manifestations surviennent quelques mois avant les élections de décembre, lors desquelles M. Barrow brigue un troisième mandat. La compagnie d'électricité nationale a imputé les coupures à une forte augmentation de la demande et aux restrictions sur les importations d'électricité.
|
|
|
|
|
10. Une étude révèle que l'Afrique est sous-représentée dans la recherche sur le géopatrimoine.
Les paysages africains, du site d'impact de météorite de Vredefort en Afrique du Sud à la région de Ngorongoro-Lengai en Tanzanie, conservent des traces de climats anciens, d'environnements disparus, des origines de l'humanité et des transformations de la surface terrestre. Pourtant, une grande partie de ce géopatrimoine reste mal documentée et inégalement protégée, ce qui limite sa visibilité, notamment en ligne, pour les chercheurs, les enseignants, les visiteurs et les financeurs. Une étude récente des bases de données Scopus et Web of Science a révélé que l'Afrique représentait moins de 4 % des publications indexées sur le géopatrimoine entre 2001 et 2025. Un expert soutient que les outils numériques – tels que les SIG, l'imagerie satellitaire, les drones, la modélisation 3D et la réalité virtuelle – peuvent contribuer à combler cette lacune en créant des inventaires consultables, en surveillant les menaces et en élargissant l'accès aux sites géologiques. Une meilleure visibilité peut faciliter l'obtention de financements pour la recherche et fournir de meilleures données probantes pour la conservation et la prise de décision. Il est essentiel que les communautés locales participent à la documentation, à l'interprétation et à la protection des paysages porteurs de leur histoire et de leur identité.
|
|
|