Lundi 7 septembre 2026
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT Réalisation : G.-V.
RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force
Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.
Où que vous soyez, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie ou ailleurs dans le monde, merci pour votre fidélité.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, qui informe, inspire et relie l’Afrique à ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour cette édition spéciale du Grand Journal d’Afrique, consacrée à l’intelligence artificielle et aux transformations numériques du continent.
L’intelligence artificielle offre à l’Afrique d’immenses possibilités dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, du tourisme, de la finance et des services publics.
Mais elle soulève également des questions fondamentales :
Qui contrôle les données africaines ?
Qui conçoit les algorithmes ?
Qui profite de la valeur créée ?
Et comment empêcher que ces technologies ne soient détournées à des fins criminelles ou militaires ?
La souveraineté numérique de l’Afrique dépend aujourd’hui de sa capacité à construire des infrastructures solides, à former ses propres experts et à protéger les données de ses populations.
À la une de cette édition :
— Des femmes africaines participent à la conception d’une intelligence artificielle adaptée aux réalités du continent.
— Au Nigeria, une enquête de TechCabal affirme que l’organisation armée ISWAP expérimente l’intelligence artificielle à des fins opérationnelles.
— Dans le secteur touristique, l’IA peut faciliter la préparation d’un safari, mais elle ne remplace ni l’expérience du terrain ni l’expertise humaine.
— Au Ghana, la startup myAlert développe plusieurs solutions alimentées par l’intelligence artificielle et prépare son expansion sur le continent.
— Enfin, les entreprises africaines cherchent à adapter les technologies internationales aux langues, aux marchés et aux besoins locaux.
Et maintenant, place à l’actualité.
À mesure que les pays africains adoptent l’intelligence artificielle, une question devient incontournable : qui définira les données, les systèmes et les hypothèses qui façonneront l’avenir numérique du continent ?
Cinq jeunes femmes africaines, engagées dans des institutions publiques, travaillent sur des domaines aussi variés que les notations de crédit, l’identité numérique, l’exploitation minière, les marchés du carbone et l’inclusion financière.
Leur constat est commun : l’intelligence artificielle ne peut être véritablement efficace que si elle reflète les réalités économiques, sociales, linguistiques et culturelles des populations qu’elle doit servir.
Dans le secteur financier, par exemple, la qualité des données publiques influence l’évaluation des pays par les agences de notation et les investisseurs. Des informations nationales plus fiables peuvent donc contribuer à une meilleure appréciation des économies africaines et, potentiellement, peser sur le coût de leur endettement.
Ces spécialistes appellent également au développement de technologies compatibles avec les environnements disposant de faibles ressources, avec les langues africaines et avec des règles solides de gouvernance des données.
L’Afrique ne doit pas seulement utiliser des systèmes conçus ailleurs. Elle doit participer à leur conception, contrôler ses données et définir ses propres priorités technologiques.
Source : Programme des Nations unies pour le développement
Au Nigeria, une enquête publiée par TechCabal affirme que la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, connue sous le sigle ISWAP, aurait créé des unités spécialisées chargées d’expérimenter l’intelligence artificielle.
Selon des témoignages recueillis par le média, ces outils pourraient être utilisés pour analyser des informations, étudier le terrain, améliorer la sécurité opérationnelle ou soutenir certaines décisions tactiques.
Ces affirmations portent sur des activités clandestines. Elles restent donc difficiles à vérifier de manière indépendante et doivent être présentées avec prudence.
Elles mettent néanmoins en lumière un risque réel : les technologies conçues pour favoriser l’innovation, l’éducation et la croissance économique peuvent également être détournées par des organisations criminelles ou des groupes armés.
Les gouvernements africains doivent désormais renforcer les compétences numériques de leurs services de sécurité, protéger les infrastructures sensibles et développer des mécanismes de coopération régionale.
La réponse ne peut toutefois pas se limiter à la surveillance. Elle doit respecter les droits fondamentaux et éviter que la lutte contre les menaces numériques ne conduise à une surveillance généralisée des citoyens.
Source : TechCabal
L’intelligence artificielle transforme progressivement la manière dont les voyageurs organisent leurs séjours en Afrique.
Elle peut rapidement comparer des destinations, présenter différentes saisons touristiques et proposer un premier itinéraire.
Mais selon le spécialiste du voyage Cedarberg Africa, les parcours générés automatiquement peuvent rencontrer d’importantes difficultés une fois confrontés à la réalité du terrain.
Un itinéraire peut sembler réalisable sur un écran, tout en étant incompatible avec les horaires des vols, les distances réelles, les heures d’ouverture des réserves ou les conditions saisonnières.
L’IA peut également sous-estimer les dépenses liées aux vols privés, aux droits de conservation, aux transferts et aux tarifs personnalisés des établissements touristiques.
Elle peine surtout à comprendre le rythme personnel d’un voyageur, la dynamique d’une famille ou les attentes émotionnelles qui rendent un séjour véritablement mémorable.
Le message n’est donc pas de rejeter l’intelligence artificielle. Elle peut constituer un excellent outil de recherche et d’inspiration.
Mais sa puissance doit être associée à l’expérience humaine, à la connaissance des professionnels locaux et à une juste rémunération des acteurs africains du tourisme.
Source : Cedarberg Africa
Au Ghana, la startup myAlert construit un ensemble de produits utilisant l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs.
Ses projets concernent notamment le divertissement, le développement professionnel, l’agriculture et l’analyse documentaire.
L’entreprise affirme vouloir intégrer l’intelligence artificielle à des solutions répondant à des besoins concrets, plutôt que d’en faire un simple argument commercial.
Déjà présente au Ghana et au Cameroun, cette société autofinancée souhaite poursuivre son développement en Afrique, mais également en Europe, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis.
Son parcours illustre une évolution importante de l’écosystème technologique africain.
Les entrepreneurs du continent ne veulent plus seulement consommer les innovations étrangères. Ils cherchent à créer leurs propres plateformes, à répondre aux besoins locaux et à conquérir des marchés internationaux.
Pour réussir, ces entreprises auront besoin d’investissements, de compétences techniques, d’un meilleur accès aux infrastructures numériques et de cadres réglementaires favorables à l’innovation.
Source : Disrupt Africa
L’opportunité offerte par l’intelligence artificielle à l’Afrique ne dépendra pas uniquement de la création de toutes les technologies à partir de zéro.
Elle dépendra également de la capacité des entreprises africaines à adapter les outils internationaux aux besoins du continent.
Cette adaptation concerne les langues africaines, les systèmes de paiement, l’agriculture, la santé, l’éducation, les services publics et les réalités des petites entreprises.
Mais utiliser des solutions internationales ne doit pas signifier abandonner la souveraineté.
Les entreprises et les États africains doivent savoir où les données sont hébergées, comment elles sont utilisées et selon quelles règles les algorithmes prennent leurs décisions.
L’Afrique doit également renforcer ses centres de données, soutenir ses chercheurs et former davantage d’ingénieurs, de développeurs et de spécialistes de la cybersécurité.
Le véritable enjeu n’est donc pas simplement d’adopter l’intelligence artificielle.
Il est de construire avec elle, de décider de ses usages et de garantir que la valeur produite profite aux populations africaines.
Les Africains ne se demandent plus si l’intelligence artificielle aura une importance.
La question la plus urgente est désormais de savoir ce que le continent choisira d’en faire.
L’Afrique peut devenir un simple réservoir de données et un marché pour les technologies étrangères.
Mais elle peut aussi devenir une puissance d’innovation, capable de créer des solutions adaptées à ses langues, à ses économies et aux besoins de ses populations.
Cela exige une vision politique, des investissements durables et une gouvernance responsable.
L’intelligence artificielle ne doit pas renforcer les inégalités existantes. Elle doit servir l’éducation, améliorer l’accès aux soins, soutenir les agriculteurs, développer les entreprises et contribuer à la souveraineté du continent.
Le futur numérique de l’Afrique ne doit pas être écrit sans les Africains.
Ainsi s’achève cette édition spéciale du Grand Journal d’Afrique, consacrée à l’intelligence artificielle.
De la gouvernance des données à la sécurité, du tourisme à l’entrepreneuriat, une évidence s’impose : l’intelligence artificielle est un outil puissant, mais sa véritable valeur dépendra de la manière dont elle sera utilisée.
L’Afrique doit protéger ses données, former ses talents, financer ses entreprises et définir elle-même ses priorités technologiques.
Ensemble, continuons à participer à la révolution numérique et à façonner le destin technologique de notre continent.
Restez informés.
Restez vigilants.
Et surtout, restez connectés à l’Afrique et à ses diasporas.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.
Prenez soin de vous et de vos proches.
À très bientôt pour une nouvelle édition du Grand Journal d’Afrique.
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