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1. Le gouvernement nigérian conclut une trêve avec Boko Haram
Le gouvernement nigérian aurait conclu un accord de cessez-le-feu secret de trois mois avec la faction de Boko Haram dirigée par Bakura Doro. Cette trêve, en vigueur depuis juin, a coïncidé avec une nette diminution des attaques dans certaines parties de l'État de Borno et aurait fait suite à des négociations concernant la libération de plus de 300 civils enlevés en mars. Si les autorités ont présenté cette libération comme une opération menée sur la base des services de renseignement, des sources citées par The New Humanitarian affirment que le gouvernement a versé une rançon d'environ 3,3 millions de dollars – ce que le gouvernement dément. La trêve ne concerne ni l'ISWAP, toujours actif autour du lac Tchad, ni les autres factions de Boko Haram. Bien que cette accalmie apporte un certain soulagement aux habitants de l'État de Borno, les analystes mettent en garde contre le risque que des accords temporaires permettent aux insurgés de se regrouper en l'absence d'un processus de paix plus global.
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2. Le Maroc lance une campagne pour des élections législatives
Le Maroc a lancé sa campagne pour les élections législatives prévues le 23 septembre. Vingt-sept partis politiques briguent les 395 sièges de la Chambre des représentants. Avec plus de 15,8 millions d'électeurs inscrits, ce scrutin est crucial pour la composition de la chambre basse du pays. Ces élections permettront également de tester la solidité de la coalition au pouvoir, formée en 2021. Cette année-là, le Rassemblement national des indépendants d'Aziz Akhannouch avait remporté le plus grand nombre de sièges au Parlement, suivi du Parti Authenticité et Modernité et du Parti Istiqlal. Ces trois partis avaient ensuite formé un gouvernement de coalition dirigé par M. Akhannouch. Les partis au pouvoir ont ainsi l'opportunité de consolider leur mandat, tandis que l'opposition peut profiter de ce vote pour modifier l'équilibre des forces parlementaires. À plus long terme, la crédibilité de ces élections pourrait influencer la confiance du public dans les institutions politiques marocaines et la position du gouvernement après le scrutin.
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3. La direction de l'ANC est sous pression à l'approche des élections locales.
Le secrétaire général de l'ANC, Fikile Mbalula, a averti qu'un mauvais résultat aux élections locales de novembre pourrait déclencher une révolte interne contre la direction actuelle du parti. Lors d'une conférence de presse, M. Mbalula a reconnu qu'un nouveau revers, après l'érosion du soutien à l'ANC lors des élections locales de 2021 et des élections nationales de 2024, nuirait à l'image des dirigeants. Il a établi un lien direct entre le scrutin de cette année et l'élection à la tête du parti en 2027, suggérant que des rivaux pourraient exploiter une défaite pour impulser un changement avant la fin du mandat de la direction actuelle. À l'inverse, un bon score donnerait à cette dernière une plus grande marge de manœuvre pour défendre son bilan. Malgré cet avertissement, M. Mbalula a insisté sur le fait que l'ANC fait campagne pour gagner, et non pour se préparer à la défaite. L'issue de ces élections permettra de déterminer si le mouvement de libération, qui a longtemps dominé la scène politique sud-africaine, peut enrayer le déclin de son soutien ou s'il doit faire face à une pression accrue pour remanier sa direction.
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4. Les femmes maliennes ripostent à la campagne pro-excision génitale féminine
Une campagne coordonnée sur les réseaux sociaux, soutenant les mutilations génitales féminines (MGF), a émergé au Mali en août, ravivant le débat sur la tradition, les droits des femmes et la souveraineté nationale. Cette campagne a vu le jour après une action de plaidoyer contre les MGF et a utilisé l'iconographie nationale pour présenter l'excision comme faisant partie intégrante de l'identité malienne. Les partisans des MGF présentent l'opposition à cette pratique comme une importation étrangère, reprenant ainsi des discours plus larges sur la souveraineté, tandis que leurs détracteurs affirment que cela occulte des décennies d'activisme local, remontant à la réformatrice Aoua Kéita, figure emblématique de l'indépendance. Le Mali affiche l'un des taux de prévalence des MGF les plus élevés au monde : environ 89 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi une excision. Toutefois, la pratique a légèrement reculé ces dernières années. Les opposants aux MGF craignent que cette campagne ne renforce la résistance conservatrice à toute réforme législative, compromettant ainsi les progrès récents. Pour éviter cela, des militantes des droits des femmes, des professionnels de la santé et les communautés de la diaspora en Afrique de l'Ouest et en Europe se mobilisent contre cette campagne. L'issue de cette lutte dépendra de la perception de la réforme : sera-t-elle perçue comme une initiative locale plutôt que comme une mesure imposée de l'extérieur ?
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5. L'Italie propose sa médiation dans le différend du Nil entre l'Égypte et l'Éthiopie
L'Italie a proposé son aide pour faciliter les négociations entre l'Égypte et l'Éthiopie concernant leur différend de longue date sur les droits d'eau du Nil. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a formulé cette proposition lors d'entretiens avec son homologue égyptien, Badr Abdelatty, à El Alamein. M. Tajani a insisté sur le fait que toute solution devait être juste, durable et conforme au droit international, ajoutant que les liens étroits entre Rome et Addis-Abeba pourraient faciliter le dialogue si les deux parties y consentent. L'Égypte considère cette question de l'eau comme vitale, et M. Abdelatty a souligné l'importance d'éviter toute mesure unilatérale et de prévenir tout préjudice aux pays situés en aval. L'offre de médiation de l'Italie introduit un nouvel acteur extérieur dans ce différend qui couve depuis des années au sujet du projet de barrage éthiopien sur le Nil, qu'Addis-Abeba juge essentiel au développement de l'Éthiopie. Si cette proposition offre une nouvelle voie de dialogue international, la volonté de l'Éthiopie d'accepter une médiation demeure cruciale. À plus long terme, tout accord durable devra concilier les intérêts de développement de l'Éthiopie et les préoccupations de l'Égypte en matière de sécurité hydrique.
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6. La réforme proposée en Éthiopie pourrait donner plus de pouvoir à Abiy
L'Éthiopie envisage une refonte majeure de son système politique, susceptible de renforcer l'autorité exécutive du Premier ministre Abiy Ahmed en fusionnant la présidence, fonction essentiellement honorifique, avec celle de Premier ministre. Cette proposition est issue d'un dialogue national réunissant environ 4 000 délégués, boycotté par les partis d'opposition et d'influents groupes armés. Le Parti de la Prospérité d'Abiy, qui a remporté une large majorité aux élections législatives de juin, serait donc bien placé pour faire adopter ces changements par le Parlement. Ses partisans estiment qu'un président élu au suffrage direct pourrait unifier le paysage politique éthiopien, marqué par de profondes divisions ethniques et régionales. Ses détracteurs, quant à eux, craignent qu'une concentration accrue du pouvoir entre les mains d'Abiy n'affaiblisse les contre-pouvoirs démocratiques et n'accroisse le risque de dérive autoritaire. Alors que des conflits persistent en Oromia et en Amhara et que les tensions liées à la guerre du Tigré demeurent vives, les observateurs estiment que la restructuration du gouvernement ne contribuera guère à résoudre les profondes fractures ethniques et économiques qui traversent l'Éthiopie.
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7. Les victimes de Sharpeville poursuivent l'Afrique du Sud en dommages et intérêts
Trois survivants et proches des victimes du massacre de Sharpeville en 1960, où la police sud-africaine a tué au moins 91 personnes lors d'une manifestation pacifique contre la loi sur les laissez-passer, poursuivent le gouvernement en justice pour obtenir réparation. Leur action en justice conteste une loi de 1961, datant de l'apartheid, qui exonère l'État de toute responsabilité pour les actions menées afin de réprimer les troubles, arguant de son inconstitutionnalité. Un succès dans cette affaire pourrait encourager des dizaines d'autres plaintes et renforcer les efforts visant à obtenir justice pour les autres victimes de violences d'État. Parallèlement, le gouvernement fait face à un examen plus approfondi de sa gestion des crimes non résolus de l'apartheid et des réparations. Ce différend reflète également une frustration plus générale face aux inégalités raciales et à la pauvreté persistantes. Au-delà de la question des indemnisations, cette affaire pourrait créer un précédent juridique important et contraindre le gouvernement sud-africain à aborder la question des réparations, longtemps reportée, plus de trente ans après la fin officielle de l'apartheid
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8. Le chef de l'opposition mozambicaine comparaîtra en justice.
L'opposant mozambicain Venancio Mondlane comparaîtra devant la Cour suprême pour cinq chefs d'accusation liés aux manifestations qu'il a soutenues après l'élection présidentielle contestée d'octobre 2024. Mondlane avait accusé le parti au pouvoir de fraude et avait appelé ses partisans à manifester. Le parquet l'accuse de nombreux délits, dont incitation au terrorisme et désobéissance civile, accusations qu'il réfute. Auparavant, Mondlane bénéficiait de l'immunité parlementaire dont il jouissait en tant que membre du Conseil d'État du Mozambique. Cependant, ce dernier a suspendu ce privilège en juin, une décision qu'il conteste. Des militants dénoncent une tendance inquiétante à régler les conflits politiques par la voie judiciaire plutôt que par la négociation. Ce procès pourrait avoir des conséquences importantes sur l'avenir politique de Mondlane, notamment sur son éligibilité à l'élection présidentielle de 2029.
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9. Une étude révèle des retombées plus importantes de l'éducation préscolaire
Une étude révèle que plus de 77 % des enfants d'Afrique subsaharienne n'ont pas accès à l'éducation et à la prise en charge de la petite enfance , ce qui compromet leur développement. Cette recherche, qui a analysé six programmes préscolaires publics en Gambie, au Ghana, au Kenya, au Malawi et au Mozambique, a constaté que la plupart des initiatives amélioraient le développement cognitif et socio-émotionnel des enfants. Les meilleurs résultats ont été obtenus grâce aux programmes combinant apprentissage par le jeu, formation des enseignants et soutien aux parents. De plus, les programmes qui impliquaient les parents, leur apprenaient à lire et à jouer avec leurs enfants et les encourageaient à adopter une discipline plus bienveillante ont permis des progrès encore plus importants en matière de compétences linguistiques et de comportements prosociaux. Ces conclusions suggèrent que les gouvernements doivent aller au-delà de l'augmentation du nombre d'inscriptions ; ils doivent également investir dans la qualité de l'enseignement, la qualification du personnel et l'implication des personnes s'occupant des enfants pour obtenir les meilleurs résultats. L'étude souligne l'importance d'investir tôt dans la réussite scolaire et économique à long terme des enfants.
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10. Les États-Unis mettent fin à leur soutien à la lutte contre le VIH en Namibie
Les États-Unis ont annoncé leur intention de retirer progressivement leur soutien financier aux programmes de lutte contre le VIH en Namibie, incitant ainsi le pays à assumer une plus grande responsabilité nationale en matière de santé publique. Washington versera à la Namibie 45 millions de dollars d'aide pour l'exercice 2027, dernière année de son soutien financier, après quoi il deviendra un partenaire technique. La Namibie a reçu environ 45 millions de dollars par an via le PEPFAR et plus de 1,1 milliard de dollars d'aide américaine depuis 2003. Cette transition fait suite au rejet par la Namibie des dispositions américaines proposées exigeant l'accès aux données de santé et aux échantillons biologiques, dispositions jugées contraires au droit national et à la souveraineté du pays. La Namibie conserve le contrôle des informations sanitaires sensibles et est ainsi davantage incitée à financer ses propres programmes. Elle doit cependant relever le défi de remplacer les financements extérieurs.
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