REVUE DE PRESSE DES MÉDIAS AFRICAINS MARDI 22 SEPTEMBRE 2026 — 19 H 00 — EN DIRECT Actualités africaines 22 septembre 2026
22 septembre 2026 - 00:17 - 55vues
RADIOTAMTAM AFRICA 19 h 00 — En direct Comprendre l’Afrique. Écouter ses peuples. Défendre sa souveraineté. La Parole est une ForceRevue de presse
des médias africainsMardi 22 septembre 2026
Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir à toutes les Africaines et à tous les Africains, et bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA et merci de nous retrouver pour cette nouvelle édition de la Revue de presse des médias africains.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France, pour vous proposer un regard panafricain sur les événements qui façonnent notre continent et influencent son avenir.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Tout au long de cette journée du Mardi 21 septembre 2026, notre rédaction a suivi l’actualité africaine et internationale, consulté différentes sources et sélectionné les informations qui méritent d’être comprises, analysées et mises en perspective.
Car derrière les titres et les déclarations officielles, il y a des réalités, des rapports de force, des décisions politiques et économiques, mais surtout des conséquences concrètes pour les populations.
Politique, économie, société, sécurité, diplomatie, culture et géopolitique : nous vous proposons maintenant dix informations majeures de cette journée, avec les faits, leur contexte et les principaux enjeux pour l’Afrique et ses diasporas.
Notre objectif reste le même : informer sans détour, décrypter sans complaisance et donner toute sa place à la voix africaine dans le débat mondial.
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RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE.
À LA UNE CE SOIR
- Au Mali, un nouveau bilan fait état d’au moins 100 militaires maliens et cinq paramilitaires russes tués dans l’attaque de Dioura.
- En Ouganda, Kampala suspend sa coopération militaire avec la Turquie sur fond de différend autour d’un opposant.
- En Éthiopie, sept organisations hostiles au gouvernement fédéral annoncent la création d’une coalition.
- À Djibouti, la disparition d’un journaliste d’investigation sud-africain et de son assistant local suscite l’inquiétude.
- En République démocratique du Congo, Médecins sans frontières lance une étude vaccinale contre le virus Ebola Bundibugyo.
- Enfin, l’Union africaine nomme un envoyé spécial chargé du G20 et des affaires mondiales.
Et maintenant, place à l’actualité africaine.
1. AFRIQUE DE L’OUEST — MALI — SELON LE MONDE ET L’AFP
Au moins 100 militaires maliens tués dans l’attaque du camp de Dioura
Au Mali, un nouveau bilan fait état d’au moins 100 militaires maliens et cinq paramilitaires russes de l’Africa Corps tués, le 10 septembre, lors de l’attaque du camp militaire de Dioura, dans le centre du pays.
Ce bilan, rapporté par Le Monde à partir d’informations de l’Agence France-Presse, s’appuie sur plusieurs sources militaires, sécuritaires et locales. Il n’a pas été confirmé publiquement, dans les mêmes termes, par les autorités maliennes.
L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le GSIM, organisation affiliée à Al-Qaïda.
Selon une source sécuritaire interrogée par l’AFP, deux officiers figureraient parmi les victimes. Plusieurs militaires auraient également été déployés sur le terrain pour la première fois et auraient manqué de soutien aérien pendant l’assaut.
Un premier bilan faisait état d’au moins 50 militaires maliens et cinq paramilitaires russes tués. Ces nouvelles estimations, si elles sont confirmées, feraient de l’assaut de Dioura l’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée malienne depuis le début du conflit.
Cette attaque pose une nouvelle fois la question de la protection des bases militaires, de la capacité de réaction aérienne et de l’efficacité de la stratégie sécuritaire menée dans le centre du Mali.
Du Mali à l’Afrique de l’Est, la coopération militaire devient également un instrument de pression diplomatique.
2. AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — SELON L’AFP ET TV5MONDE
Kampala suspend sa coopération militaire avec la Turquie
L’Ouganda a annoncé la suspension de sa coopération militaire et de défense avec la Turquie.
Cette décision intervient sur fond de tensions concernant Fred Lumbuye, un blogueur ougandais vivant en Turquie et connu pour ses critiques à l’égard du président Yoweri Museveni.
Le chef de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, réclame son extradition. Fred Lumbuye est visé en Ouganda par plusieurs chefs d’accusation, notamment l’incitation à la violence, la diffusion de fausses informations et l’utilisation abusive de systèmes informatiques. Ces accusations restent celles des autorités ougandaises.
Depuis près de dix ans, Kampala et Ankara entretiennent une coopération couvrant la formation militaire, la fourniture d’équipements, les technologies de surveillance et la lutte antiterroriste.
Cette crise pourrait dépasser le domaine militaire. Muhoozi Kainerugaba avait auparavant menacé de remettre en question un contrat ferroviaire de près de 3 milliards de dollars, attribué à l’entreprise turque Yapi Merkezi.
Cette décision illustre la manière dont une affaire politique intérieure peut fragiliser une relation diplomatique et économique entre deux États.
Toujours dans la Corne de l’Afrique, plusieurs mouvements éthiopiens annoncent désormais leur rapprochement contre le pouvoir fédéral.
3. CORNE DE L’AFRIQUE — ÉTHIOPIE — SELON RFI
Sept organisations annoncent la formation d’une coalition
Sept forces d’opposition et groupes armés éthiopiens ont annoncé, dimanche 20 septembre, la création d’une alliance baptisée Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie.
Cette coalition affirme vouloir obtenir le départ du gouvernement fédéral et mettre en place un gouvernement de transition qu’elle présente comme inclusif.
Parmi les organisations citées figurent notamment le Mouvement national amhara des Fano, l’Armée de libération oromo, le Front de libération du peuple du Tigré et le Front national de libération de l’Ogaden.
Cette annonce est politiquement importante, car ces mouvements défendent des intérêts régionaux parfois opposés et entretiennent entre eux de profondes divergences.
Cependant, leur capacité à coordonner durablement leurs stratégies politiques et militaires reste à démontrer. À ce stade, il s’agit d’une annonce dont la portée réelle dépendra de la cohésion de la coalition, de son implantation sur le terrain et de la réponse du gouvernement fédéral.
Pour l’Éthiopie, déjà confrontée à plusieurs foyers de tension, cette nouvelle alliance risque d’accentuer l’instabilité et d’éloigner davantage la perspective d’un dialogue politique national.
Dans l’ouest du pays, les populations civiles continuent parallèlement de payer le prix des violences.
4. AFRIQUE DE L’EST — ÉTHIOPIE — SELON MÉDECINS SANS FRONTIÈRES ET SAHEL INTELLIGENCE
Douze morts et des dizaines de blessés dans la région de Gambella
Au moins 12 personnes ont été tuées et 88 blessées dans des violences survenues le 18 septembre dans le woreda spécial d’Itang, situé dans la région de Gambella, près de la frontière avec le Soudan du Sud.
Selon Médecins sans frontières, huit victimes étaient déjà décédées à leur arrivée dans un centre de santé. Quatre autres ont succombé à leurs blessures malgré leur prise en charge.
L’organisation humanitaire n’a pas identifié les groupes impliqués ni précisé les circonstances exactes des affrontements. Elle appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à protéger les populations civiles.
La région de Gambella est régulièrement touchée par des violences communautaires. Elle accueille également plus de 400 000 réfugiés, principalement originaires du Soudan du Sud.
Cette nouvelle flambée de violence rappelle la fragilité des régions frontalières, où les tensions locales se mêlent aux déplacements de population et aux conséquences des conflits régionaux.
Transition : Plus au nord-est, une disparition inquiétante mobilise les organisations de défense de la liberté de la presse.
5. CORNE DE L’AFRIQUE — DJIBOUTI — SELON RFI, LE CPJ ET REPORTERS SANS FRONTIÈRES
Un journaliste d’investigation et son assistant local portés disparus
À Djibouti, le journaliste d’investigation sud-africain Micah Reddy et son assistant local, Kooki Mahmoud, sont portés disparus depuis le samedi 19 septembre.
Micah Reddy est coordinateur pour l’Afrique du Consortium international des journalistes d’investigation, l’ICIJ. Il est notamment connu pour ses enquêtes sur la corruption et les réseaux politico-économiques.
Selon ses collègues, le journaliste séjournait dans un hôtel de Djibouti-ville et cherchait à recueillir des informations dans le cadre d’une enquête menée depuis plusieurs mois. Il n’aurait pas été envoyé sur place pour réaliser un reportage général sur Djibouti.
Ses proches ont alerté les autorités sud-africaines et britanniques, Micah Reddy possédant la double nationalité.
Le Comité pour la protection des journalistes demande aux autorités djiboutiennes de confirmer que les deux hommes sont en sécurité et de les libérer immédiatement s’ils sont détenus.
De son côté, Reporters sans frontières réclame l’ouverture d’une enquête. À cette heure, les circonstances exactes de leur disparition et leur éventuelle détention ne sont pas établies publiquement.
La protection des journalistes, de leurs assistants et de leurs sources constitue une condition fondamentale du droit des citoyens à l’information.
Djibouti doit également faire face aux conséquences humanitaires de la reprise des combats au Yémen voisin.
6. MER ROUGE — YÉMEN ET DJIBOUTI — SELON L’OIM, LE HCR ET SAHEL INTELLIGENCE
Plus de 112 000 déplacés au Yémen et près de 3 000 réfugiés arrivés à Djibouti
La reprise des combats au Yémen aurait provoqué le déplacement de plus de 112 000 personnes à l’intérieur du pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations.
La majorité de ces déplacements se serait produite au cours des deux dernières semaines, notamment dans les zones côtières occidentales ainsi que dans les provinces de Taïz et de Lahj.
Dans le même temps, près de 3 000 ressortissants yéménites seraient arrivés à Djibouti en moins d’une semaine après une traversée particulièrement dangereuse de la mer Rouge.
Cette évolution intervient alors que les affrontements entre les rebelles houthis et les forces progouvernementales se seraient intensifiés depuis le début du mois de septembre.
La situation autour du détroit de Bab el-Mandeb présente également un enjeu stratégique majeur. Ce passage maritime relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue une route essentielle pour les échanges entre l’Europe et l’Asie.
Pour Djibouti, cet afflux représente un nouveau défi humanitaire en matière d’accueil, d’hébergement, de santé et de protection des réfugiés.
Transition : En Afrique centrale, la société civile tchadienne réclame, quant à elle, vérité et justice sur plusieurs décennies de violences politiques.
7. AFRIQUE CENTRALE — TCHAD — SELON DEUTSCHE WELLE
La société civile propose une Commission vérité, justice et réparation
Une cinquantaine d’organisations de la société civile tchadienne portent un projet de Commission nationale Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation.
L’objectif est de documenter les violences politiques et les répressions qui ont marqué l’histoire du Tchad depuis son indépendance, du pouvoir de François Ngarta Tombalbaye jusqu’à la présidence actuelle de Mahamat Idriss Déby Itno.
Les violences du 20 octobre 2022 devraient occuper une place importante dans les travaux. Ce jour-là, des manifestations contre la prolongation de la transition avaient été violemment réprimées.
La commission envisagée pourrait entendre les victimes, leurs familles, les témoins, mais également des responsables politiques, administratifs et sécuritaires. Certaines auditions seraient publiques, tandis que d’autres pourraient se dérouler à huis clos afin de protéger les personnes concernées.
L’enjeu sera de garantir l’indépendance de cette commission, l’accès aux archives, la protection des témoins et la mise en œuvre effective de ses recommandations.
Sans vérité ni reconnaissance des victimes, la réconciliation nationale risque de rester un simple discours institutionnel.
La crise politique tchadienne possède également des prolongements judiciaires et militaires jusqu’en France et au Soudan.
8. TCHAD, SOUDAN ET FRANCE — SELON LE MONDE
Ousmane Dillo poursuit son combat politique et judiciaire
L’opposant tchadien Ousmane Dillo mène depuis la France une campagne judiciaire et politique autour de la mort de son frère, l’opposant Yaya Dillo, tué en février 2024 lors de l’assaut du siège de son parti à N’Djamena.
Ousmane Dillo accuse le pouvoir tchadien et le président Mahamat Idriss Déby Itno d’être responsables de la mort de son frère ainsi que de celle de sa mère, tuée lors d’un autre assaut en 2021. Ces accusations doivent être présentées comme les déclarations de l’opposant et non comme des faits judiciairement établis.
Le 9 septembre, lors d’une prise de parole organisée dans un espace de l’Assemblée nationale française, il a appelé au renversement du régime tchadien.
Parallèlement, l’ancien officier affirme combattre au Soudan aux côtés des Forces armées soudanaises depuis octobre 2023.
Selon Le Monde, ses capacités militaires actuelles ne lui permettraient cependant pas de mener une offensive majeure contre le pouvoir tchadien. Il chercherait donc également à utiliser ses relais politiques et judiciaires en France.
Cette affaire illustre l’imbrication croissante des crises au Tchad et au Soudan, mais aussi le rôle des réseaux politiques de la diaspora dans les rapports de force nationaux.
Transition : En République démocratique du Congo, la priorité est sanitaire avec une nouvelle initiative contre Ebola.
9. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SELON RFI ET MÉDECINS SANS FRONTIÈRES
Une étude pour évaluer un vaccin contre le virus Ebola Bundibugyo
Médecins sans frontières a lancé le projet BRAVO, pour « Bundibugyo, répondre avec la vaccination — on est ensemble ».
L’initiative prévoit de recueillir des données auprès de 20 000 professionnels de santé vaccinés à Bunia et dans ses environs, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le vaccin utilisé, Ervebo, a été développé contre le virus Ebola Zaïre. Les équipes médicales veulent déterminer s’il peut également réduire les formes graves et la mortalité associées au virus Ebola Bundibugyo.
Médecins sans frontières souligne que cette utilisation doit être considérée comme une mesure temporaire, dans l’attente de vaccins spécifiquement conçus contre cette souche du virus.
Les professionnels de santé sont particulièrement exposés pendant les épidémies. Leur protection représente donc un enjeu essentiel pour préserver les capacités de prise en charge et éviter la contamination au sein des structures médicales.
Les résultats de cette étude pourraient être utiles non seulement pour l’épidémie actuelle, mais aussi pour la préparation des futures réponses sanitaires en Afrique.
Nous terminons cette édition par la diplomatie continentale et la représentation de l’Afrique dans les instances internationales.
10. UNION AFRICAINE — DIPLOMATIE — SELON APA NEWS
Fathallah Sijilmassi nommé envoyé spécial de l’Union africaine pour le G20
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a nommé le diplomate marocain Fathallah Sijilmassi envoyé spécial pour le G20 et les affaires mondiales.

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