REVUE DE PRESSE DES MÉDIAS AFRICAINS Samedi 24 octobre 2026 — 19 h 00 — En direct REVUE DE PRESSE 23 octobre 2026
23 octobre 2026 - 22:31 - 133vues
RADIOTAMTAM AFRICA
Gabon : Ali Bongo revendique la présidence du PDG et conteste Blaise Louembé
Par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA
23 octobre 2026 — Politique gabonaise
La Parole est une Force.
Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique. Bonsoir à nos diasporas, partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA pour cette nouvelle édition de la Revue de presse des médias africains.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA.
Ce samedi 24 octobre 2026, nous revenons sur les principales informations publiées ces derniers jours par les médias africains et internationaux.
Notre fil conducteur demeure le même : comprendre les décisions, mesurer leurs conséquences pour les populations et poser les questions qui restent sans réponse.
À LA UNE CE SOIR
- En Éthiopie, les affrontements entre communautés oromo et somalie ont fait au moins neuf morts à Moyale et provoqué la fuite de milliers de personnes vers le Kenya.
- À la frontière entre le Tchad et le Soudan, une frappe de drone d’origine inconnue a tué au moins quatre personnes.
- Au Nigeria, les autorités poursuivent une course contre la montre pour retrouver les contacts du premier cas d’Ebola détecté dans le pays depuis plus de dix ans.
- En Somalie, près de 874 000 personnes pourraient être déplacées par les inondations avant la fin de l’année.
- En République démocratique du Congo, une organisation alerte sur le recrutement d’enfants par des groupes armés au moyen des réseaux sociaux.
Et maintenant, place à l’actualité.
AFRIQUE DE L’EST — ÉTHIOPIE — SELON APA NEWS, REUTERS ET ASSOCIATED PRESS
Moyale : au moins neuf morts et des milliers de personnes réfugiées au Kenya
Les affrontements opposant des membres des communautés oromo et somalie se poursuivent dans la ville éthiopienne de Moyale, à la frontière avec le Kenya.
Selon un bilan hospitalier communiqué vendredi à Reuters, au moins neuf personnes sont mortes et une trentaine de blessés ont été admis dans les services de santé. Plusieurs victimes auraient été touchées par des armes lourdes.
Les premières informations attribuent le déclenchement des tensions à un différend autour du hissage du drapeau de la région Somali dans une zone administrative contestée. La mort d’une adolescente de 13 ans, le 18 octobre, aurait ensuite provoqué une escalade. Ces circonstances reposent encore principalement sur des témoignages et des sources locales.
Des maisons et d’autres bâtiments auraient été incendiés, tandis que des biens appartenant à des civils auraient été pillés.
Au moins 2 500 Éthiopiens auraient déjà traversé la frontière. La majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants, actuellement hébergés par des proches ou des habitants du côté kényan. Une femme se trouvant au Kenya a également été blessée au cou par une balle perdue. reuters.com
La priorité est désormais de protéger les civils, d’identifier clairement les forces engagées et d’empêcher que cette confrontation locale ne se transforme en nouveau foyer durable de violence intercommunautaire.
Transition : de la frontière entre l’Éthiopie et le Kenya, dirigeons-nous maintenant vers celle qui sépare le Tchad du Soudan.
AFRIQUE CENTRALE — TCHAD–SOUDAN — SELON RFI ET LA PRESSE TCHADIENNE
Une frappe de drone meurtrière dont l’auteur reste inconnu
Une frappe de drone a touché Bamina, dans la province tchadienne du Wadi Fira, près de la frontière soudanaise.
Les autorités tchadiennes font état d’au moins quatre morts et de quatorze blessés, transportés vers l’hôpital de district de Tiné Djagaraba. Des représentants de la société civile soudanaise avancent un bilan différent de cinq morts, parmi lesquels trois réfugiés soudanais et deux bénévoles appartenant à un réseau communautaire d’urgence.
Ces bilans n’ont pas encore été harmonisés.
L’attaque n’a pas été revendiquée. Le gouvernement tchadien affirme ignorer la provenance du drone et annonce l’ouverture d’une enquête. Il dément toute implication de l’armée tchadienne. alwihdainfo.com
La guerre qui oppose, au Soudan, l’armée régulière aux Forces de soutien rapide menace ainsi directement les populations installées de l’autre côté de la frontière.
L’enquête devra déterminer l’appareil utilisé, sa trajectoire, sa cible réelle et l’éventuelle responsabilité d’un acteur du conflit soudanais.
Transition : toujours dans le Sahel, deux Européennes détenues depuis 2025 viennent de recouvrer la liberté.
SAHEL — NIGER–LIBYE — SELON RFI
Deux anciennes otages libérées après plus d’un an de captivité
L’Autrichienne Eva Gretzmacher et la Suisso-Nigérienne Claudia Abbt, enlevées au Niger en 2025, ont été libérées dans la nuit du 21 au 22 octobre.
Après leur libération, elles ont été conduites à Benghazi, dans l’est de la Libye, avant de rejoindre leurs pays. La médiation aurait été conduite par les autorités liées au maréchal Khalifa Haftar.
Eva Gretzmacher avait été enlevée le 12 janvier 2025 à Agadez. Claudia Abbt avait disparu environ trois mois plus tard.
Aucun groupe n’avait officiellement revendiqué ces enlèvements. Plusieurs sources les attribuaient toutefois à des combattants de l’organisation État islamique au Sahel. Cette responsabilité n’a pas été établie publiquement.
Les conditions précises de la libération restent également inconnues : aucune information vérifiée n’a été fournie concernant une éventuelle rançon, un échange ou des engagements politiques.
Source : RFI — libération des deux anciennes otages.
Transition : dans ce même Sahel, des chercheurs veulent désormais replacer la démocratie et le savoir au cœur du débat public.
SAHEL–DIASPORA — SELON TV5MONDE
L’Institut Anndal veut rendre les savoirs accessibles aux populations
L’Alliance des démocrates du Sahel a lancé à Paris l’Institut Anndal. Le mot Anndal signifie « le savoir » en fulfulde.
Ce nouveau groupe de réflexion réunit une vingtaine de chercheurs et d’experts spécialistes du Sahel.
Sa présidente, la professeure de science politique Nadine Machikou, présente deux objectifs principaux : réhabiliter les valeurs démocratiques et rendre les analyses universitaires accessibles au plus grand nombre.
L’Institut prévoit notamment de diffuser ses travaux dans différentes langues locales.
L’enjeu sera de démontrer que cette initiative ne reste pas limitée aux cercles universitaires et politiques de la diaspora. Elle devra créer des espaces de dialogue avec les populations vivant au Mali, au Burkina Faso, au Niger et dans les autres pays concernés.
Source : TV5MONDE — lancement de l’Institut Anndal.
Transition : promouvoir le savoir suppose aussi de protéger la qualité de l’information.
AFRIQUE DE L’OUEST — MÉDIAS — SELON OUESTAF NEWS
Dans les crises du Sahel, l’information devient un outil de protection
Ouestaf News s’intéresse au rôle des médias dans un contexte sahélien marqué par les conflits, la polarisation et les campagnes de désinformation.
Le journaliste sénégalais Martin Faye considère qu’une information fiable devient une nécessité vitale en période de crise. Elle permet aux populations d’assurer leur sécurité, de prendre des décisions et de ne pas céder à la panique.
Le chercheur Bah Traoré Legrand, du centre Wathi, souligne que les campagnes de désinformation peuvent être alimentées par des États, des groupes armés ou des organisations poursuivant des intérêts politiques et stratégiques.
De fausses annonces d’attaques peuvent ainsi provoquer des déplacements, raviver des tensions communautaires ou affaiblir la confiance envers les institutions.
Pour RADIOTAMTAM AFRICA, ce sujet rappelle une responsabilité fondamentale : vérifier avant de diffuser, identifier les sources et ne jamais transformer une rumeur en information.
Source : Ouestaf News — l’information comme facteur de paix.
Transition : les politiques publiques peuvent également déplacer les problèmes au lieu de les résoudre. C’est ce que montre l’évolution des routes migratoires en Afrique de l’Ouest.
AFRIQUE DE L’OUEST — MIGRATIONS — SELON APA NEWS ET L’OIM
Les contrôles migratoires déplacent les départs vers le sud
Le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal modifie les routes empruntées par les migrants ouest-africains qui tentent de rejoindre l’Europe.
La Gambie occupe désormais une place plus importante parmi les points de départ vers les îles Canaries.
Selon les données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations, les arrivées en Europe de ressortissants ouest-africains ont diminué de 59 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Elles s’établissent à 4 566 personnes.
Mais cette baisse des arrivées ne signifie pas nécessairement une réduction équivalente des départs ou des dangers.
Sur la route atlantique des Canaries, les arrivées avaient reculé de 62 % entre 2024 et 2025, tandis que le nombre de morts et de disparus passait de 1 172 à 1 215.
Autrement dit, le renforcement des contrôles peut détourner les voyageurs vers des itinéraires plus longs et plus meurtriers.
Source : APA News — déplacement des routes migratoires.
Transition : dirigeons-nous maintenant vers la Côte d’Ivoire, où l’opposition propose une nouvelle architecture électorale.
AFRIQUE DE L’OUEST — CÔTE D’IVOIRE — SELON TV5MONDE
L’opposition propose une nouvelle autorité électorale
Plusieurs partis d’opposition ivoiriens ont présenté au gouvernement leurs propositions pour remplacer la précédente commission électorale, dissoute en mai.
Ils suggèrent la création d’une Autorité électorale nationale indépendante, appelée AENI.
Cette institution serait dirigée par un collège dont les membres exerceraient un mandat de sept ans. Ils devraient respecter de strictes conditions d’indépendance et de neutralité politique.
La proposition ouvre un débat essentiel, mais plusieurs questions restent sans réponse : qui désignerait les membres de l’Autorité ? Quelles seraient ses ressources ? Comment garantir son indépendance financière et son accès aux listes électorales ?
La crédibilité d’une institution électorale ne repose pas uniquement sur son nom. Elle dépend de sa composition, de ses pouvoirs, de sa transparence et de la confiance des citoyens.
Source : TV5MONDE — proposition d’une nouvelle autorité électorale.
Transition : autre urgence majeure : la santé publique, avec la progression régionale de l’épidémie d’Ebola.
AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — SELON RFI, REUTERS ET AFRICA CDC
Ebola : une course contre la montre pour retrouver les contacts
Le Nigeria a confirmé son premier cas d’Ebola depuis plus de dix ans. La patiente, d’origine ougandaise et épouse d’un diplomate suisse, est actuellement prise en charge à Abuja.
Elle aurait présenté ses premiers symptômes treize jours avant d’être testée. Initialement soignée pour un paludisme présumé, elle aurait fréquenté plusieurs établissements de santé, compliquant le travail de traçage.
Au moins 44 personnes avaient été identifiées comme contacts potentiels, principalement des professionnels de santé et des proches. Ce nombre est susceptible d’augmenter.
L’origine exacte de l’infection demeure incertaine. Les autorités suisses indiquent que la patiente n’est pas allée en République démocratique du Congo et qu’elle pourrait avoir été infectée en Ouganda. Kampala soutient au contraire qu’elle avait voyagé dans l’est congolais. L’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC n’ont pas confirmé ce dernier itinéraire.
Les enquêteurs étudient aussi un possible croisement avec le premier patient détecté au Kenya à l’aéroport d’Entebbe. Il ne s’agit, à ce stade, que d’une hypothèse. reuters.com
La priorité est de publier une chronologie fiable, de surveiller toutes les personnes exposées et d’éviter la stigmatisation des malades ou des voyageurs.
Sources : RFI — traçage des contacts au Nigeria ; Reuters — enquête sur l’origine de l’infection.
Transition : poursuivons au Cameroun, où les autorités doivent répondre aux questions du Comité des droits de l’homme des Nations unies.
AFRIQUE CENTRALE — CAMEROUN — SELON RFI
Le Cameroun interrogé par l’ONU sur les droits civils et politiques
Une délégation camerounaise a été auditionnée à Genève par le Comité des droits de l’homme des Nations unies.
Les experts ont interrogé les représentants de l’État sur la corruption, les violences dans les régions anglophones et l’Extrême-Nord, les détentions arbitraires ainsi que les procès de civils devant les juridictions militaires.
L’affaire du journaliste Martinez Zogo et la situation des personnes homosexuelles ont également été abordées.
Concernant les tribunaux militaires, la délégation camerounaise a défendu leur légalité, notamment lorsque les faits impliquent des membres présumés des forces de défense et de sécurité.
Cette explication devra être confrontée aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. L’enjeu principal reste le droit des civils à être jugés par une juridiction indépendante et impartiale.
Source : RFI — audition du Cameroun par le Comité des droits de l’homme.
Transition : en République démocratique du Congo, les conflits armés investissent aussi les téléphones et les réseaux sociaux.
GRANDS LACS — RDC — SELON RADIO OKAPI
Des enfants recrutés et exploités par l’intermédiaire des réseaux sociaux
L’organisation congolaise BADILIKA appelle le gouvernement à renforcer la protection des enfants face aux abus numériques commis en période de conflit.
Elle réagit à l’adoption, le 19 octobre, de la résolution 2832 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette résolution demande aux États de protéger les enfants contre le recrutement par des groupes armés, le harcèlement, la manipulation et l’exploitation facilités par les technologies numériques.
Selon le coordonnateur de BADILIKA, les réseaux sociaux et les messageries sont de plus en plus utilisés dans l’est de la RDC pour approcher, influencer ou recruter des mineurs.
Ces affirmations nécessitent une documentation précise : plateformes utilisées, techniques de recrutement, nombre de victimes identifiées et réponses apportées par les opérateurs.
La protection doit associer les familles, les écoles, les autorités, les médias, les organisations de défense des enfants et les entreprises numériques.
Source : Radio Okapi — alerte de BADILIKA sur le recrutement numérique.
Transition : terminons cette revue en Somalie, où une nouvelle catastrophe climatique menace des populations déjà déplacées à plusieurs reprises.
CORNE DE L’AFRIQUE — SOMALIE — SELON L’OIM ET ONU INFO
Près de 874 000 personnes menacées de déplacement par les inondations
Des pluies supérieures aux normales saisonnières sont attendues en Somalie avant la fin de l’année.
Les projections établies par l’Organisation internationale pour les migrations et le Conseil danois pour les réfugiés estiment que 874 319 personnes pourraient être déplacées entre octobre et décembre, principalement à cause des inondations.
Les premiers dégâts sont déjà signalés. À Baidoa, des habitations ont été endommagées. À Dollow, le niveau du fleuve Jubba se rapproche du seuil de crue. À Jowhar, le Shabelle monte vers la partie supérieure de ses berges.
Cette estimation constitue un scénario de planification et non un bilan déjà réalisé. Elle doit toutefois déclencher des mesures immédiates : renforcement des digues, évacuation préventive, prépositionnement de vivres et protection des points d’eau.
De nombreuses familles menacées ont déjà connu la sécheresse, la faim et plusieurs déplacements successifs. iom.int
Sources : Organisation internationale pour les migrations — projections détaillées ; ONU Info — risque de déplacements massifs.
CONCLUSION ÉDITORIALE
Cette revue de presse révèle une exigence commune : les décisions publiques doivent produire des effets concrets, compréhensibles et vérifiables pour les populations.
Une enquête annoncée doit permettre d’identifier les responsables.
Une institution électorale doit garantir une participation réelle et la confiance des citoyens.
Un protocole sanitaire doit se traduire par une capacité rapide de détection, d’isolement et de prise en charge.
Une politique migratoire ne peut être évaluée uniquement par la diminution des arrivées en Europe si, dans le même temps, les itinéraires deviennent plus dangereux.
Et une résolution protégeant les enfants ne doit pas rester enfermée dans les textes internationaux : elle doit parvenir jusque dans les écoles, les familles et les téléphones des jeunes menacés.
Notre responsabilité de média est de suivre le passage des annonces aux actes, en distinguant les faits établis, les déclarations, les accusations et les informations encore incertaines.
Comprendre l’Afrique. Écouter ses peuples. Défendre sa souveraineté.
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PENSÉE DU JOUR
BON SAMEDI 24 OCTOBRE 2026 !
Ne laisse pas les difficultés d’hier voler les possibilités d’aujourd’hui. Chaque nouveau matin est une nouvelle chance de recommencer, de progresser et de te rapprocher de tes rêves.
Crois en toi, reste concentré et avance à ton rythme. Même si les résultats tardent à venir, n’abandonne pas. Les grandes réussites naissent souvent de petits efforts répétés chaque jour.
Sois reconnaissant pour ce que tu possèdes, courageux face aux épreuves et déterminé à construire la vie que tu mérites.
Ton avenir se construit aujourd’hui. Lève-toi, crois en toi et avance !
RADIOTAMTAM AFRICA vous souhaite un excellent samedi, rempli de paix, de courage, de bénédictions et de belles possibilités.
MOT DE FIN
Merci d’avoir suivi cette

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