La 39ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenue le samedi 14 février 2026, a porté le président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, à la présidence de l’organisation continentale.
Cette transition intervient dans un contexte africain marqué par des défis multidimensionnels : crises sécuritaires persistantes, enjeux de gouvernance, pressions socio-économiques, et urgence d’accélérer l’intégration du continent. Le président burundais succède au président angolais João Lourenço.
Un mandat organisé autour de trois piliers
Dans son discours d’acceptation, Évariste Ndayishimiye a présenté une feuille de route articulée autour de trois axes stratégiques :
- Paix et sécurité : priorité aux zones de tension, avec un focus particulier sur la région des Grands Lacs.
- Intégration économique : accélération de la mise en œuvre effective de la ZLECAf pour renforcer la souveraineté économique africaine.
- Gouvernance et solidarité : relance du dialogue inter-États, responsabilité institutionnelle et coopération face aux crises.
Grands Lacs, jeunesse et agenda “eau & assainissement”
Le président entrant annonce également l’activation de dossiers transversaux : la jeunesse, la paix et la sécurité, ainsi que la mise en œuvre du thème annuel 2026 : “l’eau et l’assainissement”, enjeu central de santé publique, de stabilité sociale et de développement.
À retenir : le mandat burundais entend lier sécurité, intégration et services essentiels — avec l’eau et l’assainissement comme priorité structurante.
Réforme de la gouvernance mondiale : le rappel de l’ONU
À l’ouverture des travaux, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a insisté sur la question de la représentation africaine, jugeant inacceptable l’absence de sièges permanents africains au Conseil de sécurité, alors même que de nombreuses résolutions concernent directement le continent.
Le message du président sortant : “faire taire les armes”
De son côté, João Lourenço a mis l’accent sur l’urgence de réduire les foyers de conflit et de répondre à la persistance des changements anticonstitutionnels de gouvernement. Il a appelé à la solidarité et au multilatéralisme, notamment face aux crises sécuritaires dans l’est de la RDC.
Une présidence observée, un test de leadership continental
L’accession d’Évariste Ndayishimiye à la tête de l’Union africaine est désormais attendue sur des résultats concrets : capacité à fédérer, à faire avancer l’intégration économique, à soutenir les mécanismes de paix et à impulser l’agenda “eau & assainissement”. Le mandat s’ouvre comme un test de leadership continental à l’heure des recompositions africaines.




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