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AFRIQUE2050 : Mali le gouvernement dénonce des « sanctions illégales et illégitimes » Afrique 2050 13 janvier 2022

13 janvier 2022 à 19h24 - 677 vues

Par RadioTamTam

La réaction de Bamako ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après que la CEDEAO a brutalement durci sa position vis-à-vis des autorités de transition, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, est apparu à la télévision nationale pour dénoncer l’influence des « pouvoirs extra-régionaux ».

Le bras de fer entre la CEDEAO et les autorités maliennes s’intensifie rapidement. Par ailleurs, la réponse de Bamako est tout aussi dure que les mesures décidées par l’organisation ouest-africaine le 9 janvier à Accra. « Le gouvernement malien condamne vigoureusement ces sanctions illégales et illégitimes », a déclaré le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, à la télévision nationale ce soir-là.

Vêtu d’un uniforme, il a également annoncé que les ambassadeurs accrédités dans les pays membres de la CEDEAO seraient rappelés ainsi que la fermeture des frontières terrestres et aériennes avec ces pays. « Le gouvernement malien regrette que les organisations sous-régionales ouest-africaines soient manipulées par des puissances extra-régionales avec des arrière-pensées », a-t-il ajouté, sans nommer ces « puissances ».

Mesures sévères

Le 9 janvier, la CEDEAO et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont adopté une série de mesures économiques et diplomatiques contre le Mali, destinées à sanctionner la junte, qui veut rester au pouvoir encore plusieurs années. Bien que le gouvernement de transition se soit initialement engagé à organiser des élections présidentielles et législatives le 27 février 2022, il prévoit maintenant de céder le pouvoir entre six mois et cinq ans.

« La proposition de la junte malienne d’organiser des élections présidentielles en décembre 2026 est totalement inacceptable », a déclaré la CEDEAO. Cela « signifie qu’un gouvernement militaire de transition illégitime tiendra le peuple malien en otage pendant les cinq prochaines années ».

La CEDEAO a également décidé de couper l’aide financière et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tout en continuant à échanger des produits de première nécessité. Les pays membres rappelleront leurs ambassadeurs au Mali. En outre, ils ont déclaré que les sanctions prendront effet immédiatement et seront progressivement levées une fois que les autorités maliennes auront présenté un calendrier « acceptable » et que des progrès satisfaisants auront été réalisés dans sa mise en œuvre.

Les sanctions sont encore plus sévères que celles adoptées après le putsch d’août 2020, qui, en pleine pandémie, ont été sévèrement ressentis. Ils ont forcé la junte à s’engager à remettre le pouvoir aux civils dans les 18 mois suivant la tenue des élections.

Une « blague »

Citant l’insécurité persistante dans le pays, la junte se dit maintenant incapable d’organiser des élections présidentielles et législatives comme prévu d’ici la fin du mois de février 2022. Il souligne la nécessité de réformes préalables pour s’assurer que les sondages ne sont pas contestés, comme ils l’ont été dans le passé. Sentant la colère de l’Afrique de l’Ouest, la junte a envoyé Abdoulaye Diop, son ministre des Affaires étrangères, et le colonel Abdoulaye Maiga à Accra le 8 janvier, leur demandant de soumettre un calendrier révisé à leurs interlocuteurs.

« La contre-proposition du Mali est une période de transition de quatre ans. C’est une blague », a déclaré un haut responsable ghanéen, dont le pays dirige actuellement la CEDEAO. Selon nos informations, les ministres maliens ont proposé que les cinq années supplémentaires de pouvoir qu’ils demandaient soient réduites à deux.

L’organisation, dont la crédibilité est en jeu, estime qu’il s’agit de défendre le principe fondamental de gouvernance, de mettre fin à la « contagion du fait accompli » et de contenir l’instabilité régionale. C’était la huitième fois depuis août 2020 (sans compter les sommets ordinaires) que les dirigeants ouest-africains se réunissaient, en face à face ou par vidéoconférence, pour parler spécifiquement du Mali (et de la Guinée, qui a également connu un putsch en septembre 2021).

La CEDEAO avait auparavant suspendu le Mali de ses organes de décision, imposé un gel de ses avoirs financiers et émis une interdiction de voyager à l’encontre de 150 personnalités maliennes, qui sont – selon elle – coupables d’entrave aux élections. Ces sanctions restent en vigueur.

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