TRIBUNE | Quand la colère devient xénophobie : le débat politique gabonais dévoyé INFO 241 TOUTE L'ACTUALITE GABONAISE EN UN CLIC ! 10 février 2026
10 février 2026 - 18:01 - 227vues
TRIBUNE
Quand la colère politique glisse vers la haine identitaire
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT · Journaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie sociale
Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
Depuis plusieurs mois, un climat délétère s’installe au sein d’une partie de la diaspora gabonaise en France. Sous couvert de militantisme politique, certains discours glissent dangereusement vers la stigmatisation identitaire, l’amalgame ethnique et la désignation de boucs émissaires.
Les soutiens du syndicaliste Jean Rémy Yama, aujourd’hui fondateur du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), ont fait de Alain-Claude Bilie-By-Nze, président de la Plateforme Ensemble pour le Gabon, la cible permanente de leurs frustrations politiques.
Posons une question simple, factuelle, incontournable :
???? Si Jean Rémy Yama n’a pas obtenu le quitus nécessaire pour se présenter à l’élection présidentielle gabonaise, en raison de l’absence de pièces administratives conformes établissant sa citoyenneté gabonaise, en quoi Alain-Claude Bilie-By-Nze en serait-il responsable ?
Depuis quand le respect du droit électoral relève-t-il d’un complot politique ?
Depuis quand l’exigence de documents légaux devient-elle une persécution ?
Le droit n’est pas une opinion
Dans toute démocratie digne de ce nom, l’éligibilité à une élection présidentielle repose sur des critères clairs, précis et vérifiables.
Ces règles s’appliquent à tous. Sans exception.
Les contourner ou les nier, c’est affaiblir l’État de droit, pas le renforcer.
Transformer un débat administratif et juridique en règlement de comptes identitaire est une faute grave.
Instrumentaliser l’ethnie, en particulier la question fang, pour masquer des carences personnelles ou organisationnelles est irresponsable et dangereux pour la cohésion nationale.
La diaspora a des devoirs, pas seulement des droits
Il est pour le moins paradoxal de tenir des discours de haine ethnique depuis la France, pays régi par l’État de droit, la lutte contre les discriminations et la responsabilité civique, tout en prétendant donner des leçons de gouvernance au Gabon.
Le militantisme politique ne dispense ni de cohérence, ni d’honnêteté intellectuelle.
Aimer le Gabon, ce n’est pas exporter ses fractures.
C’est travailler à les dépasser.
Assez des boucs émissaires
Non, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’est pas responsable de tous les maux du Gabon.
Non, le débat politique ne gagnera rien à la diabolisation systématique.
Et non, la haine identitaire ne produira jamais une alternative crédible.
Le Gabon a besoin :
-
de projets clairs,
-
de leaders responsables,
-
de débats fondés sur les faits,
-
et d’une diaspora qui élève le niveau, au lieu de l’avilir.
La colère est légitime.
La confusion, la haine et le mensonge ne le sont pas.
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