JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE Actualités africaines 11 septembre 2026
11 septembre 2026 - 14:35 - 240vues
JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA
LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE
Vendredi 11 septembre 2026
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France
RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
LES PRINCIPAUX TITRES DU JOUR
À la une de cette édition :
- En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola progresse rapidement au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, malgré un recul observé en Ituri.
- À Bukavu, un violent incendie ayant ravagé deux écoles et plusieurs centaines d’habitations a coûté la vie à au moins vingt-quatre enfants.
- Au Yémen, l’avancée des Houthis vers le détroit de Bab-el-Mandeb fait peser une nouvelle menace sur le commerce maritime et les économies africaines.
- Entre le Maroc et l’Espagne, Rabat rejette les accusations concernant le passage massif de migrants vers Ceuta.
- Et dans l’actualité économique, le Kenya pourrait recevoir près de 400 millions de dollars de financement d’urgence de la Banque mondiale.
Nous parlerons également de Transnet en Afrique du Sud, des monnaies numériques des BRICS, des télécommunications africaines, du puissant phénomène El Niño annoncé pour 2026-2027 et de la crise de succession qui secoue le royaume de Tooro, en Ouganda.
Et maintenant, place à l’actualité !
1. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SANTÉ
Ebola progresse rapidement hors de son épicentre
Nous ouvrons ce journal en République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre.
Selon les dernières données gouvernementales, le pays comptabilise 6 843 cas confirmés et 3 310 décès.
Les contaminations reculent en Ituri, principal foyer de l’épidémie, mais elles progressent rapidement dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Haut-Uélé.
Au Nord-Kivu, 381 nouveaux cas ont été enregistrés en trois semaines, contre 165 pendant la période précédente.
Africa CDC décrit cette épidémie comme la plus rapide jamais enregistrée. L’Organisation mondiale de la santé prévient qu’elle pourrait dépasser, par son ampleur, la grave crise qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Il s’agit toutefois d’une projection sanitaire préoccupante, et non d’un seuil déjà atteint.
La réponse médicale reste compliquée par l’insécurité, les déplacements de populations, le manque de personnel, les difficultés de financement et les mouvements sociaux dans le secteur de la santé.
Des campagnes de vaccination sont en cours, mais les besoins demeurent considérables.
L’enjeu est désormais d’assurer une surveillance sanitaire coordonnée, y compris dans les territoires échappant au contrôle direct du gouvernement congolais.
Nous restons en République démocratique du Congo avec un terrible drame survenu à Bukavu.
2. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SOCIÉTÉ
Bukavu : au moins vingt-quatre enfants tués dans l’incendie de deux écoles
À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, un incendie d’une extrême violence a ravagé deux établissements scolaires ainsi qu’environ trois cents habitations construites principalement en bois.
Le feu serait parti d’une maison située à proximité avant de se propager aux écoles Furaha et Ujamaa, alors que les élèves venaient de commencer les cours.
L’administration locale mise en place par l’AFC/M23 fait état d’au moins vingt-quatre enfants décédés, dont dix-neuf filles et cinq garçons.
D’autres sources évoquent un bilan légèrement supérieur. Celui-ci reste donc provisoire et pourrait encore évoluer.
Vingt-neuf personnes seraient prises en charge, dont vingt et une en soins intensifs.
Des témoins décrivent des scènes de panique. Certains enfants auraient tenté de sauter par les fenêtres, tandis qu’une sortie trop étroite aurait ralenti l’évacuation et provoqué des mouvements de foule.
La cause exacte de l’incendie n’est pas encore établie.
Au-delà de l’émotion, cette catastrophe pose une question urgente : les écoles disposent-elles de bâtiments adaptés, d’issues de secours suffisantes et de véritables dispositifs d’évacuation ?
Une enquête indépendante devra établir les circonstances du drame et les éventuelles responsabilités.
Direction maintenant le détroit de Bab-el-Mandeb, où l’évolution du conflit yéménite menace directement les routes commerciales africaines.
3. MER ROUGE — YÉMEN — GÉOPOLITIQUE
L’avancée des Houthis menace le commerce maritime africain
Les forces houthies, soutenues par l’Iran, ont poursuivi leur progression sur la côte occidentale du Yémen.
Après la prise du port stratégique de Mocha et des îles Hanish, plusieurs sources gouvernementales yéménites affirment que les Houthis ont atteint Dhubab et l’île stratégique de Périm, au cœur du détroit de Bab-el-Mandeb.
Situé entre le Yémen, Djibouti et l’Érythrée, ce passage maritime relie la mer Rouge au golfe d’Aden. Il constitue l’une des routes commerciales et énergétiques les plus importantes du monde.
Les Houthis affirment que la navigation internationale reste possible et que seules certaines cibles seraient visées. Mais ces assurances unilatérales ne suffisent pas à rassurer les armateurs, les équipages et les compagnies d’assurance.
Pour l’Afrique, les conséquences pourraient être importantes : augmentation des coûts de transport, retards dans les ports, hausse du prix des carburants et renchérissement des produits alimentaires ou industriels importés.
L’Égypte, Djibouti, l’Érythrée, la Somalie, les ports d’Afrique de l’Est et les routes passant par le cap de Bonne-Espérance sont directement concernés.
Cette crise rappelle que la sécurité des routes maritimes africaines est une question essentielle de souveraineté économique et de stabilité continentale.
Restons dans les relations internationales avec les tensions entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta.
4. AFRIQUE DU NORD — MAROC–ESPAGNE — MIGRATIONS
Rabat rejette les accusations espagnoles concernant Ceuta
Le ministère marocain des Affaires étrangères rejette toute implication de Rabat dans le passage massif de plus de 70 000 personnes vers l’enclave espagnole de Ceuta au mois de juillet.
Le Maroc affirme qu’aucune preuve concrète ne démontre une quelconque orchestration de ces passages par ses autorités.
Des documents déclassifiés montrent cependant que les services espagnols avaient détecté, sur les réseaux sociaux, des appels à franchir massivement la frontière. Madrid affirme avoir transmis des alertes à plusieurs responsables, y compris à leurs homologues marocains.
Plus d’une centaine de personnes seraient mortes au cours de cette crise, selon des organisations non gouvernementales. Plusieurs milliers de migrants, parmi lesquels des mineurs non accompagnés, resteraient encore bloqués dans l’enclave.
Les accusations visant Rabat demeurent donc politiques et contestées, sans avoir été juridiquement établies.
Au centre de cette crise se trouvent surtout des femmes, des hommes et des enfants dont les conditions d’hébergement, l’accès aux avocats, le regroupement familial et les perspectives de retour doivent être clairement documentés.
L’information ne doit jamais réduire les migrants à des chiffres : elle doit également rendre compte de leur situation humaine et de leurs droits.
Place maintenant à l’économie avec un financement d’urgence attendu au Kenya.
5. AFRIQUE DE L’EST — KENYA — ÉCONOMIE
Près de 400 millions de dollars attendus pour répondre à plusieurs urgences
Le Kenya pourrait recevoir, dans les six prochaines semaines, environ 400 millions de dollars de financement d’urgence de la Banque mondiale.
Selon une source citée par Reuters, cette enveloppe doit aider Nairobi à répondre à plusieurs crises : la propagation régionale d’Ebola, les risques agricoles et hydriques liés à El Niño ainsi que l’augmentation des prix de l’énergie.
La Banque mondiale confirme travailler avec les autorités kényanes sur un mécanisme de décaissement rapide. Elle n’a toutefois pas encore confirmé publiquement le montant définitif ni la date exacte du versement.
Les 400 millions de dollars doivent donc être présentés comme une estimation en cours de finalisation.
Pour les citoyens kényans, plusieurs questions restent posées : comment cette somme sera-t-elle répartie entre la santé, l’agriculture, l’eau et l’énergie ? Quelles seront les conditions de remboursement ? Et quels mécanismes garantiront la transparence des dépenses ?
L’urgence ne doit pas faire disparaître les exigences de contrôle, de responsabilité et d’efficacité dans l’utilisation des fonds publics.
Nous poursuivons en Afrique du Sud, où l’entreprise publique Transnet annonce son retour aux bénéfices.
6. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — INFRASTRUCTURES
Transnet renoue avec les bénéfices grâce à une opération exceptionnelle
Le groupe public sud-africain de transport et de logistique Transnet annonce un bénéfice net de 4,6 milliards de rands pour l’exercice achevé en mars 2026.
Un an auparavant, l’entreprise avait enregistré une perte de 1,9 milliard de rands.
Ce retour aux bénéfices repose cependant en grande partie sur une opération exceptionnelle : la concession, pour vingt-cinq ans, d’une partie du terminal à conteneurs de Durban à l’opérateur philippin ICTSI.
Cette transaction a généré un gain comptable de 12,5 milliards de rands.
Les volumes ferroviaires ont progressé pour atteindre 167,9 millions de tonnes, mais ils restent inférieurs à l’objectif de 180 millions de tonnes considéré comme nécessaire à l’équilibre de l’activité courante.
Parallèlement, la dette de Transnet a augmenté pour atteindre 150,7 milliards de rands.
Il convient donc de distinguer un bénéfice comptable exceptionnel d’un véritable redressement opérationnel durable.
Les investissements, les tarifs appliqués, les obligations du concessionnaire privé et la qualité des services devront faire l’objet d’un suivi attentif.
Passons aux BRICS et à un projet destiné à faciliter les paiements internationaux.
7. BRICS — FINANCE ET SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE
L’Inde propose de connecter les monnaies numériques officielles
L’Inde souhaite inscrire à l’ordre du jour du sommet des BRICS des 12 et 13 septembre 2026 un projet de connexion entre les monnaies numériques émises par les banques centrales des États membres.
L’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie font partie du groupe élargi et pourraient être concernées par ce futur système de paiements commerciaux.
L’objectif annoncé serait de réduire les frais, de raccourcir les délais de règlement et de faciliter les transactions transfrontalières.
Cette initiative est rapportée par des sources proches du dossier, mais sa mise en œuvre reste incertaine.
La faible adoption des monnaies numériques officielles, les déséquilibres commerciaux, les besoins de conversion entre devises et les tensions politiques entre certains membres constituent autant d’obstacles.
Pour les pays africains, la question centrale sera celle de la souveraineté : qui contrôlera les données, les infrastructures de paiement et les mécanismes de règlement ?
Les banques centrales africaines devront également expliquer les avantages concrets attendus pour les entreprises et les populations.
Autre enjeu stratégique : les télécommunications et la bataille d’influence entre les États-Unis et la Chine.
8. AFRIQUE — TÉLÉCOMMUNICATIONS ET SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE
Un prêt américain de près de 100 millions de dollars annoncé pour Africell
L’Export-Import Bank des États-Unis doit accorder un prêt de près de 100 millions de dollars à l’opérateur Africell.
L’entreprise revendique environ quinze millions de clients en Angola, en Gambie, en République démocratique du Congo et en Sierra Leone.
Ce financement doit lui permettre d’acquérir des technologies américaines ou provenant de pays alliés.
Washington présente cette opération comme un moyen de promouvoir des infrastructures numériques considérées comme plus sûres et de limiter la place de l’équipementier chinois Huawei.
Selon Counterpoint Research, Huawei détiendrait environ 52 % du marché africain des infrastructures de cinquième génération, la 5G.
Mais pour les populations africaines, la question ne doit pas se limiter à la rivalité entre Washington et Pékin.
Il faut savoir où seront installés les équipements, combien coûtera le prêt, qui contrôlera les données et si les abonnés bénéficieront réellement d’une meilleure couverture à des tarifs accessibles.
La souveraineté numérique africaine ne consiste pas à choisir une dépendance étrangère plutôt qu’une autre. Elle suppose de construire des capacités, des règles et des infrastructures maîtrisées par les Africains.
Place maintenant au climat avec les nouvelles prévisions concernant El Niño.
9. AFRIQUE — CLIMAT ET AGRICULTURE
Plus de 90 % de risque d’un phénomène El Niño très puissant
Le Centre américain de prévision climatique estime à plus de 90 % la probabilité qu’El Niño devienne très puissant pendant l’automne et l’hiver 2026-2027 dans l’hémisphère Nord.
Il évalue également à 75 % la possibilité que son intensité, entre octobre et décembre, dépasse celle de tous les épisodes enregistrés depuis 1950.
Ces chiffres décrivent la puissance attendue du phénomène océanique mondial. Ils ne permettent pas encore de prévoir précisément la quantité de pluie, les sécheresses ou les dégâts dans chaque pays africain.
Les conséquences peuvent varier fortement d’une région à l’autre.
Il appartient maintenant aux services météorologiques africains de publier des prévisions nationales et locales détaillées.
Les agriculteurs, les écoles, les transporteurs ainsi que les habitants des zones inondables doivent recevoir des informations pratiques suffisamment tôt.
Face au dérèglement climatique, l’anticipation, la prévention et l’information de proximité peuvent sauver des vies et protéger les récoltes.
Terminons ce tour d’horizon en Ouganda, où une succession royale divise le royaume de Tooro.
10. AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — CULTURE ET GOUVERNANCE
Le royaume de Tooro plongé dans une crise de succession
En Ouganda, le gouvernement tente de faciliter un accord au sein de la famille royale de Tooro après la mort du roi Oyo Nyimba, survenue le 27 août aux États-Unis.
Le souverain, âgé de 34 ans, était monté sur le trône à l’âge de trois ans en 1995.
Un comité de succession a choisi son cousin, Edward Rukidi Kijanangoma, journaliste et responsable éditorial au sein de la télévision publique ougandaise UBC.
Mais la mère et la sœur du défunt contestent cette décision. Elles affirment qu’un testament désignerait comme héritier un fils biologique du roi, dont l’existence n’avait jamais été rendue publique.
Selon les traditions du royaume, un successeur doit être désigné avant l’inhumation du souverain.
Bien que l’Ouganda soit une république constitutionnelle et que les monarchies traditionnelles ne disposent pas du pouvoir exécutif, ces royaumes conservent une forte influence culturelle et sociale.
Le premier ministre du royaume appelle à examiner calmement le testament, les lois et les coutumes avant toute décision irréversible.
Cette crise dépasse la seule question dynastique : elle concerne également l’unité du royaume, la gestion de ses biens et la préservation de son héritage culturel.
CONCLUSION
Ainsi s’achève ce Grand Journal de l’Afrique du vendredi 11 septembre 2026.
Aujourd’hui, de la progression d’Ebola en République démocratique du Congo aux tensions maritimes autour de Bab-el-Mandeb, en passant par les enjeux économiques, climatiques et numériques, une même exigence s’impose : replacer les populations africaines au centre de l’information.
Informer, ce n’est pas seulement annoncer.
Informer, c’est vérifier.

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